Guide pratique

Tableau de suivi des candidatures, le modèle qui te dit qui relancer et quand

Les colonnes qui servent vraiment, un modèle complet à recopier dans ton tableur, et la routine de dix minutes par semaine qui évite de laisser mourir une candidature dans l'oubli.

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Composition geometrique aux couleurs de la marque, illustration de l'article « Tableau de suivi des candidatures, le modèle qui te dit qui relancer et quand ».
Sommaire

Ce qu'un tableau de suivi ne fera pas pour toi

Un tableau de suivi ne fait pas répondre les entreprises. Il ne rend pas une candidature moyenne meilleure, et il ne remplace pas le temps passé à choisir à qui tu écris. Si tu cherches l'outil miracle qui transforme une recherche qui patine en recherche qui marche, ce n'est pas lui.

Ce qu'il fait est plus modeste, et beaucoup plus utile qu'on ne le croit : il t'empêche de perdre des candidatures que tu as déjà payées en temps. Au bout de quinze ou vingt envois, presque tout le monde mélange. On ne sait plus qui a été relancé, on écrit deux fois à la même personne, on oublie la réponse polie qui disait « revenez vers nous en janvier ». Ces oublis coûtent plus cher que n'importe quelle faute de frappe.

Et quand tu écris à des entreprises qui n'ont publié aucune annonce, c'est encore plus vrai. Aucun site ne garde la trace de tes envois à ta place. Pas d'espace candidat, pas de statut « en cours d'examen ». Si tu ne notes rien, il ne reste rien.

Pourquoi un tableau et pas ta boîte mail

Ta boîte mail garde tout, mais elle ne te dit rien. Elle trie par date d'arrivée, pas par ce que tu dois faire ensuite. Elle ne te prévient pas qu'une candidature attend sa relance depuis trois semaines, et elle ne te montre pas d'un coup d'œil que tu as écrit à six entreprises du même secteur et à aucune de celui qui t'intéresse le plus.

Si tu veux voir à quoi ressemble le travail décrit ici une fois fait pour toi, regarde comment JobKraken prépare tes candidatures.

Un tableau, lui, répond à trois questions en dix secondes :

  • à qui ai je écrit, et quand ;
  • qui dois je relancer cette semaine ;
  • qu'est ce qui marche, et qu'est ce qui ne marche pas.

La troisième question est celle que personne ne se pose, et c'est la plus précieuse. On y revient plus bas.

Les colonnes qui servent vraiment

Le piège des modèles qu'on trouve en ligne, c'est qu'ils ont vingt colonnes. Personne ne les remplit au bout de la deuxième semaine. Un tableau qu'on ne tient pas vaut moins qu'un carnet. Voici les dix colonnes qui suffisent, et ce que chacune t'apporte.

Entreprise. Le nom, simplement. C'est la ligne de repère.

Secteur ou métier visé. Pour voir après coup où tu as concentré tes efforts.

Personne contactée. Un prénom, un nom, une fonction. Si cette case reste vide, c'est le signal que ta candidature est partie vers une adresse générique, et qu'elle a peu de chances d'être lue par quelqu'un qui décide. Écrire à une personne nommée change tout, c'est le principe même d'un bon mail de candidature spontanée.

Adresse utilisée. Utile pour la relance, et pour repérer une adresse qui ne marche pas.

Date d'envoi. Sans elle, impossible de savoir quand relancer.

Objet du mail. Ça paraît superflu. C'est pourtant la colonne qui te permet de comparer : si deux formulations d'objet ne donnent pas les mêmes résultats, tu le verras ici et nulle part ailleurs.

Date de relance prévue. Tu la remplis au moment de l'envoi, pas après. C'est le seul moyen de ne jamais l'oublier.

Statut. Une valeur courte, choisie dans une liste fermée. On en parle juste après.

Réponse reçue. Ce qu'on t'a dit, en une ligne, avec la date.

Prochaine action. Ce que tu dois faire, toi, et quand. Une case vide ici veut dire que la ligne est close.

Le modèle complet à recopier

Recopie ces lignes telles quelles dans un tableur, une colonne par champ. Les crochets sont à remplacer, les trois lignes d'exemple montrent comment le remplir à trois moments différents d'une même recherche.

Entreprise | Secteur ou métier | Personne contactée | Adresse utilisée | Date d'envoi | Objet du mail | Relance prévue | Statut | Réponse reçue | Prochaine action

[Entreprise A] | [Logistique, préparation de commandes] | [Prénom Nom, responsable d'entrepôt] | [prenom.nom@entreprisea.fr] | [date] | [Candidature spontanée, préparateur de commandes, disponible dès le mois prochain] | [date d'envoi plus une semaine] | Envoyée | | Relancer à la date prévue

[Entreprise B] | [Commerce, vente en magasin] | [Prénom Nom, directrice de magasin] | [prenom.nom@entrepriseb.fr] | [date] | [Candidature spontanée, vendeuse, week-ends et vacances] | [date passée] | Relancée | | Clore si aucune réponse dans les deux semaines

[Entreprise C] | [Informatique, support] | [Prénom Nom, responsable support] | [prenom.nom@entreprisec.fr] | [date] | [Technicien support, alternance de septembre] | | Réponse positive | [date] : propose un échange téléphonique | Confirmer le créneau et préparer l'échange

Si tu préfères démarrer encore plus simple, garde seulement cinq colonnes au début : entreprise, personne contactée, date d'envoi, statut, prochaine action. Tu ajouteras les autres quand tu sentiras qu'elles te manquent. Mieux vaut un petit tableau tenu qu'un grand tableau abandonné.

Six statuts, pas un de plus

Le statut est la colonne qui rend le tableau lisible. Pour qu'elle le reste, choisis une liste fermée et n'en sors jamais. Si tu écris tantôt « en attente », tantôt « pas de nouvelles », tantôt « ? », tu ne pourras plus rien trier.

Six valeurs suffisent :

  • À envoyer : l'entreprise est repérée, la personne trouvée, le mail pas encore parti ;
  • Envoyée : le mail est parti, la relance est datée ;
  • Relancée : tu as relancé une fois, tu attends ;
  • Réponse positive : quelqu'un veut échanger avec toi, quelle que soit la forme ;
  • Réponse négative : un refus clair, poli ou non ;
  • Close : plus rien à faire sur cette ligne, sans réponse après relance ou après un refus.

Le statut « Close » est le plus important de la liste. Il te donne le droit d'arrêter d'y penser. Une candidature qui flotte entre deux états occupe de la place dans ta tête pour rien.

Quand relancer, et comment le noter

La règle la plus simple est aussi la plus efficace : la date de relance s'écrit au moment de l'envoi. Tu envoies un lundi, tu notes dans la colonne la date du lundi suivant ou de celui d'après. Il n'y a plus rien à retenir.

Pour une candidature spontanée, une semaine à dix jours ouvrés est un écart raisonnable. Plus tôt, tu donnes l'impression de presser quelqu'un qui ne t'a rien demandé. Beaucoup plus tard, la personne a oublié ton premier mail et ta relance arrive comme un inconnu. Si tu veux savoir ce que tu peux espérer en attendant, l'article sur le temps de réponse après l'envoi d'un CV détaille ce que veut dire un silence.

Une seule relance par candidature, pas trois. Le mail de relance tient en quatre lignes, il rappelle qui tu es et repose la question simplement. Sans réponse après cette relance, la ligne passe en « Close ». Ce n'est pas un échec, c'est une case qui se libère.

Une exception à noter avec soin : la réponse du type « pas maintenant, recontactez nous plus tard ». Elle mérite son propre statut provisoire, « Réponse positive », et une prochaine action datée au moment qu'on t'a indiqué. C'est souvent la ligne la plus précieuse du tableau, et la plus facile à oublier.

La routine de dix minutes par semaine

Le tableau ne vit que si tu l'ouvres. Choisis un moment fixe dans la semaine, toujours le même, et fais ces quatre gestes dans cet ordre.

Trier par date de relance. Tout ce qui est dépassé ou tombe dans la semaine remonte en haut. Relance, puis passe la ligne en « Relancée » et date la suite.

Clore ce qui doit l'être. Les lignes relancées sans réponse depuis deux semaines passent en « Close ». Ne les garde pas par superstition.

Mettre à jour les réponses. Chaque réponse reçue dans la semaine se note, avec sa date et une prochaine action.

Remplir la colonne « À envoyer ». Repère les entreprises de la semaine suivante et trouve la bonne personne pour chacune avant d'écrire. C'est le travail le plus long, et c'est pour ça qu'il vaut mieux le préparer à part plutôt qu'au moment d'envoyer.

Dix minutes suffisent quand le tableau est tenu. S'il te faut une heure, c'est que tu l'as laissé filer trop longtemps.

Ce que ton tableau t'apprend au bout d'un mois

C'est la partie que presque personne n'exploite. Après trente ou quarante envois, ton tableau n'est plus seulement un pense bête : c'est un relevé de ce qui marche pour toi.

Regarde les lignes « Réponse positive » et cherche ce qu'elles ont en commun. Le même secteur ? Le même type d'interlocuteur, un responsable opérationnel plutôt qu'une adresse de service du personnel ? Un objet de mail formulé d'une certaine façon ? Des entreprises plus petites ?

Regarde aussi les lignes sans nom dans la colonne « Personne contactée ». Compare leur sort avec celui des lignes où tu avais un nom. Tu n'as besoin d'aucune statistique extérieure pour tirer la leçon : tes propres lignes te la donnent.

Puis ajuste. Écris davantage là où tu as eu des réponses, change l'objet qui ne fait rien ouvrir, cesse d'écrire aux adresses génériques. Une recherche qui s'ajuste chaque mois avance plus vite qu'une recherche qui répète le même envoi en espérant un autre résultat.

Les erreurs qui rendent le tableau inutile

Le remplir après coup. Une ligne écrite trois jours après l'envoi a déjà perdu sa date exacte et son objet. Remplis la au moment même où tu cliques sur envoyer.

Trop de colonnes. Chaque colonne en plus est une raison de ne pas remplir la ligne. Commence petit.

Des statuts libres. Une liste fermée ou rien. Sinon le tri ne marche plus.

Ne jamais clore. Un tableau où tout reste « Envoyée » pour toujours ne te dit plus rien sur ce qu'il te reste à faire.

Suivre seulement les annonces. Les candidatures envoyées sans annonce sont justement celles qu'aucune plateforme ne suit pour toi, et souvent celles qui arrivent sur le marché caché de l'emploi, là où la concurrence est la plus faible. Ce sont elles qui ont le plus besoin d'une ligne.

Quand tu veux le faire à plus grande échelle

Tout ce qui précède se tient à la main, et c'est la bonne façon de commencer : tu apprends vite quels secteurs te répondent et quels mails restent lettre morte.

Un tableau de suivi prend toute sa valeur quand chaque ligne vise une entreprise qui n'a encore rien publié et une personne qui décide. C'est là que JobKraken intervient : te faire recruter en interne, avant même que l'annonce soit publiée, grâce à des candidatures spontanées boostées par l'IA, le repérage des entreprises, des bons noms et des dates de relance étant tenu pour toi, chaque mail partant de ta propre boîte. Avec plus de lignes bien adressées et aucune relance oubliée, tu multiplies tes chances de décrocher des entretiens.

Mais ouvre d'abord ton tableur ce soir, recopie les dix colonnes, et remplis la première ligne avec l'entreprise à laquelle tu tiens le plus.

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